Rouges de colère car les classes populaires ne doivent pas payer la crise du capitalisme.



Verts de rage contre le productivisme qui détruit l’Homme et la planète.



Noirs d’espoir pour une société de justice sociale et d’égalité


jeudi 15 septembre 2016

Les Amis de l’Emancipation Sociale
et les Amis du Monde Diplomatique Nord Franche-Comté
vous proposent, dans le cadre de la 13ème foire éco-bio festive les Bio’Jours,
 film et conférences-débats sur le thème :
Productivisme agricole et extractivisme :
des politiques destructrices de la Nature et de l’Homme. Comment en sortir ?


à LURE                 
Vendredi 30 septembre 2016 (20h30) au cinéma Méliès

Equateur : la forêt empoisonnée 
 film de Chris Den Hond et Mireille Court
C’est l’histoire  des habitants de la forêt amazonienne qui se battent pour obtenir indemnisation et nettoyage d’un désastre écologique engendré par l’exploitation pétrolière de Texaco/Chevron.
suivi d’un débat en présence de Nicolas SERSIRON
Membre du CADTM France (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes)

à FAUCOGNEY et la Mer

Samedi 1er octobre 2016 - salle culturelle municipale

à 16h 30 conférence-débat :
Le productivisme agricole détruit le vivant.
Peut-on faire autrement ?
avec Jean Christophe Kroll
 professeur d’économie et politiques agricoles à AgroSup Dijon

à 18h30 – conférence chantée
Prise de confiance
de  MEROME
Avec sa guitare et les chansons populaires du répertoire de Renaud, Tryo, les Cowboys Fringants, Mickey3D, Saez, Goldman, Aldebert, Cabrel, Benabar, il aborde les thèmes de décroissance, dérèglement climatique, crise financière, démocratie... le tout, illustré par des images après chaque chanson. C’est joyeux, parfois émouvant, simple comme bonjour pour ouvrir le débat.

à  FAUCOGNEY et la Mer

Dimanche 2 octobre 2016salle culturelle municipale

à 16h30 – conférence-débat

 Creuser toujours plus, piller les ressources naturelles.
Jusqu’à quand ?
Comment sortir de l’extractivisme destructeur ?
avec Nicolas SERSIRON
CADTM France, auteur, notamment, du livre Dette et extractivisme 


Toutes les entrées sont gratuites. Contact : aes@orange.fr
Les Amis de l’Emancipation Sociale vous invitent à participer à la soirée d’information et d’échanges, proposée par Sortir du nucléaire Nord Franche-Comté
et le CEDRA (Collectif contre l’enfouissement des déchets radioactifs),
sur le thème
Enfouissement des déchets radioactifs à Bure
Etat d’avancement du projet et réalité des luttes des citoyens et associations

vendredi 23 septembre à 20h à la salle des fêtes de MELISEY (bâtiment mairie)
en présence de Claude Kaiser, ancien maire de Ménil-la-Horgne (près de Nancy).

Opposant acharné, dès le début, au projet d’enfouissement des déchets nucléaires, Claude Kaiser est actuellement secrétaire de l’EODRA, association des élus de Champagne-Lorraine opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs et favorables à un développement durable. Il répondra à toutes vos questions.                                                                       
contact : jeanmarcdalval@orange.fr  
                    



   

mardi 30 août 2016

l'édito du PES n° 25 

Au-delà des péripéties tragiques,
s’organiser collectivement

Durant ce mois de juillet, nombre d’évènements devraient pouvoir faire l’objet de commentaires tant ils sont susceptibles de répercussions, à terme, sur l’existence du plus grand nombre : le Brexit et la défaisance de cette Europe, la montée du nationalisme et du crypto-fascisme, le coup d’Etat avorté en Turquie, l’étranglement d’Alep, les reculs de l’OEI en Syrie et le nombre d’exilés de la guerre et de la misère qui ne fait que croître… Les jeux de l’Eurofoot et des JO ont médiatiquement occulté ces réalités. Quoique ! Les attentats et la prégnance des régressions sociales ont laissé percevoir, au-delà des courses virtuelles au pokemon, que « ça (n’)allait (pas très) bien » !
Les bellâtres éditocrates ont certes lancé leurs lamentos compassionnels pour « honorer » les victimes ; ils n’ont pu réfréner les discours racistes, identitaires qui ne sont que l’œuvre de la haine meurtrière animant les terroristes.
Mais, plus fondamentalement, c’est pire, et ceux qui nous gouvernent le savent : Branko Milanovic, économiste de la Banque Mondiale de 1991 à 2013, l’avoue : « Le degré d’inégalités que nous avons atteint débouche sur le risque de conflits de guerre civile ». Ils savent que, malgré la crise de 2007-2008, les 1% les plus riches ont accru leurs revenus de 70 à 80%, que « 85 personnes possèdent autant que 3.5 milliards d’autres ». Ils se savent au service d’une ploutocratie toujours plus rapace, prête à s’entredéchirer pour un nouveau partage du monde dont nous ferions les frais. Et c’est déjà le cas ! 
L’essor du capitalisme financiarisé, favorisé par les nouvelles technologies a, en effet, encouragé les délocalisations. Dans les pays à bas salaires, ce sont 2 milliards d’êtres humains qui ont été prolétarisés, et dans les pays dits industrialisés, on assiste à la baisse des salaires et des droits réels et surtout, au laminage des classes dites moyennes et à la montée du précariat. C’est la structure mondiale de classes qui en sort profondément modifiée. Il y a désormais des communautés ouvrières disloquées, paupérisées, dans les régions industrielles sinistrées qui prêtent l’oreille aux sirènes nauséabondes de l’extrême droite, des migrants et des minorités stigmatisées, comme impuissantes, des jeunes éduqués, indignés ; et tous courent après des petits boulots, des jobs pseudo-indépendants (Uber, etc.) ou des contrats zéro heure, quand ils ne sont pas réduits à être des quémandeurs d’allocations de survie. Et puis, il y a tous ceux qui s’en sortent encore, désabusés, angoissés, qui s’isolent jusque et y compris dans les espaces virtuels du consumérisme technologisé. Ils peuvent également mettre leur bonne volonté individuelle au service du consommer mieux, voire produire autrement, pour donner sens à leur existence qui en manque. Toutefois, ces énergies ne suffiront pas à abattre ce capitalisme prédateur, bénéficiant de l’évasion fiscale, de la spéculation effrénées, qui s’acharne à épuiser les sols, réduire les forêts, polluer l’air et l’eau, empiler les déchets et produire de nouveaux esclaves salariés, tout particulièrement dans les pays du Sud et faire éclore des guerres d’identité mortifères. Ici même, le dégoût vis-à-vis de la caste politicienne peut très bien produire une abstention électorale massive. Cela ne suffira pas à casser sa reproduction qui utilise la démagogie la plus outrancière pour manipuler et jeter les populations les unes contre les autres.
Reste, pour nous, l’esprit de Nuit debout, pour, à l’exemple des syndicalistes révolutionnaires du 19ème siècle, nous organiser collectivement et tenter d’éclairer l’horizon.

le 18 août 2016