Rouges de colère car les classes populaires ne doivent pas payer la crise du capitalisme.



Verts de rage contre le productivisme qui détruit l’Homme et la planète.



Noirs d’espoir pour une société de justice sociale et d’égalité


dimanche 7 janvier 2018

Les Amis de l’Emancipation Sociale, les Amis du Monde Diplomatique Nord Franche-Comté,
vous invitent à 

la conférence gesticulée d’OLIVIER

Chômeurs en miettes
Une histoire si sournoise
Suivie d’un débat

Samedi 13 janvier 2018 
à 17 h  au Bar Atteint, 25 rue de la Savoureuse à BELFORT (entrée gratuite) 
                                                                                                                                                   
Olivier, militant syndicaliste et altermondialiste dénonce les violences institutionnelles qui soumettent les chômeurs aux exigences patronales. Violences intériorisées par la société, les partis, la majorité des syndicats : 5 millions de chômeurs, 5 millions de solitude, 5 millions d’invisibles. Olivier alterne dans sa gesticulation du « vécu » quotidien des chômeurs face aux institutions et des aperçus historiques et idéologiques : le chômage, outil au service de la politique de la finance et des ultra-riches. Le chômage, outil de soumission des travailleurs. Venez en débattre. Soirée organisée avec le soutien de MNCP (mouvement national des chômeurs et précaires) de Mulhouse et de la CGT Chômeurs Mulhouse. Avec les dessins en direct de Dédé.
    
                                       Il est possible de manger sur place à partir de 19h (10 à 12€), réservation au Bar Atteint : 09.83.91.84.99. Le bar est ouvert toute la soirée.  Contact : aesfc@orange.fr     03.84.30.35.73
                                                                                                   


                             

Les Amis de l’Emancipation Sociale, les Amis du Monde Diplomatique Nord Franche-Comté, les Créatures  vous invitent au ciné-débat
Mercredi 17 janvier 2018
à 20h30  au Bar Atteint, 25 rue de la Savoureuse à BELFORT

Tentative d’évasion fiscale
Un débat suivra le film,
animé par les Amis de l’Emancipation Sociale

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, dans leur  livre (paru en 2016) « Tentative d’évasion fiscale »,  démontent les rouages de l’évasion fiscale et ses enjeux politiques. Depuis les plages paradisiaques des îles Caïman jusqu’au cœur de nos Etats où s’organiser la fraude à grande échelle, ils mettent en lumière le cynisme et la cupidité des plus riches, mobilisés pour accumuler toujours plus d’argent sur le dos des peuples. David Leloup a filmé l’interview réalisée avec eux et nous présente leur pensée. Après les Panama Papers et les Paradise Papers, venez débattre de ce qui fait système et tient lieu de politique partout dans le monde, aux mains de quelques-uns.  

               Accueil à partir de 19h. Il est possible de manger sur place à 19h15 (10€ à 12€),
réservation au Bar Atteint : 09.83.91.84.99. Le bar est ouvert toute la soirée.
Contact : aesfc@orange.fr     03.84.30.35.73   http://www.les-creatures.org/



mardi 19 décembre 2017

Le 18 décembre, les AES, membres du CADM 70 - Collectif d'Aide et de Soutien aux Migrants, étaient présents, à Vesoul, devant la Préfecture. Nous étions entre 60 et 70, dont une grande majorité d'exilés pour marquer cette journée internationale des migrants et l'ouverture des Etats Généraux de la migration (avec 470 organisations). 
A cette occasion nous avons affirmé

La parole est une arme de résistance !
Nous ne devons pas nous taire

Que l’on soit citoyen,
Que l’on soit fonctionnaire, ouvrier, salarié, étudiant, sans travail
Que l’on soit vieux, jeune, homme, femme
Que l’on soit riche ou pauvre

Comment rester muet face à la mise en place, par le gouvernement Macron, mais aussi en Europe, chaque jour un peu plus, de la chasse aux migrants ? 

Ces exilés – ceux qui cherchent un refuge, ici,
Ces exilés ne voient que des murs se dresser sur la route de leur exil

Ils errent depuis leur pays d’origine, celui qu’ils ont dû quitter à cause de la guerre et de la misère
Ils errent de squats en camps, de camps en hébergements d’urgence, pour être assignés à résidence puis placés en centres de rétention et expulsés. Cela peut durer plusieurs années pour les « déboutés » mais cela va être de plus en plus rapide : les « dublinés », eux, se voient privés de liberté sans même avoir pu déposer leur demande d’asile en France !

Ils ne croisent que des murs
-        des murs dressés pour qu’ils ne passent pas, pour qu’ils n’entrent pas en Europe
-        des murs dressés par ceux qui font les lois (députés, ministres de Macron)
-        des murs de règlementations toujours plus liberticides
-        des murs dressés dans les têtes de nos concitoyens, abrutissant les cerveaux pour se transformer en haine raciste et xénophobe

Jusqu’où iront-ils nos gouvernants dans leur volonté de rejeter, d’expulser, de refuser – même - un droit fondamental : le dépôt de la demande d’asile dans le pays de son choix ?

Ils construisent des murs dans les cœurs et dans les têtes jusqu’à ce que nous ne soyons plus capables de penser avec nos têtes pour ânonner derrière eux : On ne peut pas accueillir toute la misère du monde !!!
Alors, qu’apparemment on peut accueillir toute la richesse du monde ! Celle qui, par ces actionnaires et ces dividendes, nous appauvrit, nous met au chômage, nous met à la rue ?

NON ! Nous disons NON !



Et nous appelons toutes celles et ceux qui refusent la politique du rejet de l’Autre

à  résister face à la ligne dure que Macron compte appliquer et nombreuses sont les organisations qui ne se taisent pas pour lui rappeler les Droits de l’Homme et le respect de leur dignité, 

à dénoncer les politiques actuelles. Elles nous inquiètent profondément, dans une Europe où ne cesse de monter la haine raciste et xénophobe

à abattre tous les murs de la haine, du rejet de l’autre et du racisme

Nous appelons  toutes celles et ceux qui ont un cœur et une tête
à désobéir à des circulaires et à des décrets iniques (comme l’ont fait certaines ONG récemment)

Là où nous sommes, exerçons notre droit à la désobéissance : dans notre travail, dans notre engagement politique, associatif, militant

Là où nous sommes, ne laissons pas commettre des expulsions en nous bouchant les yeux et les oreilles

Si, là où nous sommes, tous, nous résistons

Alors, nous pouvons rêver d’une France, d’une Europe et d’un monde où les murs de la haine et du rejet de l’Autre tomberont, abattus grâce à toutes les solidarités qui existent et se multiplient

Alors, nous pourrons construire, ensemble, pour demain, une société d’égalité et de fraternité entre les peuples

Nous ferons tomber les murs !
Vive les Droits de l’Homme
Exilés – Français – solidarité





Odile Mangeot, AES, le 18.12.2017  

samedi 16 décembre 2017


Ce 16 décembre 2018, rassemblement en soutien des exilés et migrants
face à la politique de rejet du gouvernement Macron, et au-delà, de l'Europe forteresse prête à tout arrangement inacceptable pour "contenir" celles et ceux qui cherchent refuge, 
au mépris des Droits de l'Homme.
Ce rassemblement a eu lieu à Champagney (Haute-Saône), devant la maison de la Négritude.
 Gérard Deneux est intervenu au nom des Amis de l'Emancipation Sociale, 


  
Nous sommes aujourd'hui, ici, pour que l’on ne puisse pas dire demain
que l’on ne savait pas
ce qui se passait hier et aujourd’hui, ici et ailleurs

La Maison de la Négritude de Champagney témoigne de l’irréparable,
de cette tache indélébile de la mise en esclavage.
Elle est aussi le symbole que la liberté défie toujours les pires oppressions.
Ces nègres que l’on disait marrons, se révoltaient, fuyaient la répression
pour constituer des communautés précaires de liberté.
Pourchassés, repris, enchaînés, par leurs complaintes, encore, ils résistaient.
Ce passé qui ne passe pas, plus jamais cela, disait-on,
et pourtant il revient
et sous d’autres formes, le marronnage est de retour en ces temps. 

Nous sommes aujourd’hui, ici, pour que l’on ne puisse pas dire demain
que l’on ne savait pas
ce qui se passait hier et aujourd’hui, ici et ailleurs

En ces temps de guerres, de misères, d’inégalités galopantes,
de politiques de ventes d’armes, d’accaparement de terres,
Des hommes, des femmes, des enfants sont des errants,
à la recherche d’un refuge qu’on leur refuse.
Ils sont frappés, torturés, mis en esclavage en Libye
Mais, jamais, leur énergie ne s’use
Parvenus à Calais, aujourd’hui, lorsqu’ils dorment à terre,
on les chasse à coups de gaz lacrymogènes,
leurs piètres biens conduits à la décharge.
D’autres, cloîtrés dans des hébergements où leur avenir est limité
persistent à espérer, confortés par la solidarité d’une trop étroite minorité.

Nous sommes aujourd’hui, ici, pour que l’on ne puisse pas dire demain
que l’on ne savait pas
ce qui se passait hier et aujourd’hui, ici et ailleurs

Ceux de Navenne et d’Echenoz, venus d’ailleurs,
du Tchad, du Soudan, de l’Erythrée, de Guinée et d’ailleurs,
sont comme leurs ancêtres,
des nègres marrons à la recherche d’une communauté de liberté.
Et l’on voudrait que l’on ne sache pas le pourquoi du comment.
Pourquoi ces guerres d’invasion, d’interventions en Irak, en Libye ?
Pourquoi hier Saddam Hussein, ami de la France ?
Pourquoi hier Ben Ali encensé, Kadhafi reçu en grandes pompes à l’Elysée ?
Et demain peut-être, Bachar Al Assad, le boucher, réhabilité ?
Comment l’accaparement des matières premières, des terres en Afrique
par les multinationales, les Villegrain, Bolloré… réduisent les paysans à la misère ?
Et l’on voudrait que l’on ne sache rien
des pires liaisons troubles, corruptrices, des chefs d’Etats occidentaux
avec ces tristes sires, ces dictateurs corrompus, instrumentalisés
du Tchad, du Mali et d’ailleurs.

Nous sommes aujourd’hui, ici, pour que l’on ne puisse pas dire demain
que l’on ne savait pas
ce qui se passait hier et aujourd’hui, ici et ailleurs

Ceux qui nous gouvernent voudraient que l’on reste indifférent,
Mais, peut-on l’être vis-à-vis des « dublinés »,
menacés d’être renvoyés en Italie, pour être expulsés ?
Peut-on ignorer, rester indifférent face à la circulaire Collomb/Macron ?
Cette volonté, venue d’en haut, cette volonté d’intrusion
dans les centres d’hébergement,
qui veut obliger les ONG, du Secours Catholique, d’Emmaüs, de la Cimade…
les obliger à la délation
et, ainsi, mieux expulser ceux qu’ils jugent indésirables,
les contraignant ainsi à la rue, aux squats, à l’errance

Aujourd’hui, ici, nous devons refuser le retour de l’irréparable,
Le retour des nègres marrons.
Ces étrangers, ces Africains venus d’ailleurs
pour trouver refuge, ici,
qui veulent vivre, ici
Il est de notre devoir d’être avec eux activement solidaires
face aux menaces réelles qui pèsent sur eux.



Gérard Deneux, AES, le 16 décembre 2017 à Champagney