Rouges de colère car les classes populaires ne doivent pas payer la crise du capitalisme.



Verts de rage contre le productivisme qui détruit l’Homme et la planète.



Noirs d’espoir pour une société de justice sociale et d’égalité


mercredi 13 septembre 2017

Les Amis de l’Emancipation Sociale, les Amis du Monde Diplomatique Nord Franche-Comté et les Créatures vous invitent à la soirée film/débat
Prise de terres
un documentaire de Patrick et Pascal AUBRY

La terre est devenue une matière première capitale, un produit que des fonds de placement ajoutent à leur portefeuille. Elle est accaparée par les multinationales qui pratiquent une agro-industrie dévastatrice ou y installent des centres industriels, commerciaux ou de loisirs gigantesques  et ce, au détriment des populations locales, des petits paysans qui n’ont jamais leur mot à dire. Cette nouvelle forme de prédation se pratique en Amérique latine,  en Afrique, en Asie… et aussi en France. Les réalisateurs ont choisi de nous emmener au Sénégal, en Inde et en France (Notre-Dame-des-Landes notamment). Ils montrent les résistances des autochtones, seule voie possible pour lutter contre cette forme de néo-colonialisme là-bas, ou ici, contre ces profits honteux assis sur des grands projets inutiles,  au détriment des agriculteurs et des consommateurs car le prix à payer, pour nous tous, est financier, social et écologique. Venez en débattre.   

Mercredi 20 septembre 2017 
à 20h30  au Bar Atteint, 25 rue de la Savoureuse à BELFORT

                Il est possible de manger sur place à partir de 19h30 (8€), réservation au Bar Atteint : 09.83.91.84.99.
Le bar est ouvert toute la soirée.  Contact : aesfc@orange.fr     03.84.30.35.73
                                                                                                   











lundi 28 août 2017

Les Bio’Jours en Franche-Comté - 14ème foire éco-bio festive
Face à la fuite en avant d’un capitalisme financiarisé déconnecté du réel qui, dans sa course au profit, s’accapare toujours plus de richesses au détriment du commun,
Il est urgent de ralentir !
Les Amis de l’Emancipation Sociale, les Amis du Monde Diplomatique Nord Franche-Comté et l’association TERRES vous proposent  films et conférences-débats sur ce thème

LURE -  Vendredi 8 septembre 2017  au cinéma Méliès à 20h30 (3€)
Film suivi d’un débat avec le réalisateur Philippe BORREL
« L’urgence de ralentir » 
Ralentir, c’est repenser notre rapport à la consommation, au travail, aux loisirs, pour retrouver une autonomie en réapprenant à faire et à vivre ensemble. Le changement ne viendra pas d’en haut, des élites de plus en plus hors sol qui nous dirigent vers une catastrophe écologique annoncée, mais bien d’en bas, de chacun d’entre nous, qui collectivement, en France et dans le monde, construisons des résistances et des alternatives.

FAUCOGNEY et la Mer salle culturelle municipale
 Samedi 9 septembre 2017

14h30/16h - conférence-débat              Les limites à la croissance
avec Etienne Mangin
                                                           Association belfortaine d’information sur les limites à la croissance

17h/20h – film et débat                          « L’urgence de ralentir »
                                            en présence du réalisateur  Philippe BORREL

FAUCOGNEY et le Mer  salle culturelle municipale
Dimanche 10 septembre 2017 

11h/13h – conférence-débat       La notion du temps dans les îles du Pacifique
                                      Vie sociale et politique dans l’Etat de Niué
                                                     avec Josef SCHOVANEC
                   Chercheur en philosophie et sciences sociales, spécialiste de l’autisme. Parrain des Bio’Jours

15h/17h – documentaire    « Prise de terres »
                                            et débat sur l’accaparement des terres et les résistances en France, en Inde et au Sénégal
                                            avec les réalisateurs  Patrick et Pascal AUBRY                                                                                                                                                               

17h30/19h – conférence-débat                  Les pesticides en déclin ?
                                     Où en est-on ? Freins, leviers…
avec un représentant de Veille au grain Bourgogne et le témoignage d’une phyto-victime

Les 9 et 10 septembre, les entrées sont gratuites. Participation « au chapeau » selon vos moyens

Contact : aesfc@orange.fr   03.84.30.35.73
PES n° 36 est paru
Ci-dessous l’éditorial ainsi que quelques articles et notamment
Le macronisme existe-t-il ?
Yémen. La guerre ignorée
Salauds de pauvres
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 Au bord du gouffre ?

Depuis les guerres du Golfe et d’Afghanistan, les interventions militaires se multiplient dans le monde. La déstabilisation des formations sociales dans ces pays, comme dans tous ceux victimes d’un néocolonialisme prédateur, maintenu par des dictatures fantoches, produit l’instrumentalisation régressive des religions et engendre un chaos dont on ne voit ni la fin, ni la finalité. Sur fond d’une concurrence, exacerbée par la mondialisation financiarisée, et de déclin relatif d l’hyperpuissance US, des puissances émergentes font valoir leurs intérêts régionaux. Leurs rivalités dans un nouveau jeu de partage du monde ont fait surgir des dirigeants fantasques, prêts à toutes les rodomontades les plus excentriques. De Trump à Erdogan, de Poutine à May l’anglaise, de Kim Jung Un à l’horrible Bachar El Assad… Tous ces somnambules (1) participent à la balkanisation du monde.
Quant à Macron, le petit qui s’invite dans la cour des grands prédateurs, le pommadé (2) se doit de gérer les guerres et conflits du pré-carré de la Françafrique (Côte d’Ivoire, Mali, Centrafrique, Sahel) tout en soutenant les engagements des Etats-Unis et de l’OTAN au Moyen-Orient. Ces noctambules en s’alliant avec des énergumènes de  pire espèce aggravent encore plus le chaos. Les guerres oubliées du Yémen mais également du Cachemire, pour ne citer que celles-là, où les hôpitaux, les écoles et les infrastructures sont bombardées, tout comme les populations civiles prises pour cibles, en sont de tragiques exemples.
La montée des nationalismes, y compris en Europe, n’est que le revers de la médaille de la mondialisation. Les jeux d’alliances et de sécessions fluctuantes, le retour des forces droitières néolibérales en Amérique latine, illustrent la gangrène de la barbarie qui se répand. Face à la crise du capitalisme financiarisé de 2007-2008, les grands et plus petits dinosaures n’ont tiré aucune leçon sérieuse, sinon celle de la fuite en avant. L’heure de la disparition de ces espèces n’a pas encore sonné.
Il y eut de Seattle aux printemps arabes, en passant par l’occupation massive des places en Occident et en Turquie, l’espoir d’une initiative d’ampleur des peuples susceptible de fendre l’armure de tous ces égocrates. A ces défis, ils ont répondu là-bas par la répression de masse, ici par l’austérité et la précarisation accrues. Et vis-à-vis de l’afflux massif de migrants fuyant la guerre et la misère, par le rejet, l’externalisation en s’alliant au besoin avec les milices maffieuses comme en Libye ou avec Netanyahu afin de légaliser de fait la colonisation rampante et l’enfermement des Gazaouis.
Et pendant ce temps où le dérapage vers la guerre est possible (Corée du Nord) dans le cadre de la montée en puissance de la Chine impérialiste ou dans celle de la rivalité entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, la « maison brûle » et ils « regardent ailleurs ».
Le réchauffement climatique, conséquence du productivisme industriel carboné s’amplifie, provoque des catastrophes et des migrations incontrôlables. Contre Temer, ce dirigeant brésilien qui vient de décider que l’on pouvait raser une partie de l’Amazonie pour favoriser l’extraction minière lucrative, aphones sont les dinosaures ! Les déclarations grandiloquentes de la COP 21 sont pratiquement restées sans effet.
Au bord du gouffre, les classes ouvrières et populaires, les peuples, se doivent de reconquérir leur autonomie libératrice pour éviter d’être entraînés dans des catastrophes dont elles seraient les premières victimes.

Le 27.08.2017,
(1)   Réf. au livre  Les Somnambules. Eté 1914, comment l’Europe a marché vers la guerre
(2)   Depuis qu’il est président, Macron a dépensé 26 000€ en maquillage !